Éolien en mer : la Normandie au cœur de la relance des énergies renouvelables
Annoncée par le Gouvernement en février dernier, la relance des énergies renouvelables place l’éolien en mer parmi les priorités nationales. Dix nouveaux parcs sont actuellement à l’étude, dont plusieurs sur la façade normande, confirmant le rôle stratégique de ce territoire dans la transition énergétique.
Déjà dotée d’un premier parc en activité au large de Fécamp, la Normandie verra prochainement aboutir le parc éolien en mer de Dieppe‑Le Tréport, dont la mise en service est prévue fin 2026. Situé à une quinzaine de kilomètres des côtes, ce parc comprendra 62 éoliennes de 210 mètres de hauteur, pour une puissance unitaire de 8 MW. À terme, il produira l’équivalent de la consommation électrique d’environ 850 000 personnes, soit près des deux tiers de la population de Seine‑Maritime.
Les travaux en mer, engagés depuis juin 2024, progressent par étapes avec l’installation des fondations, puis des mâts, nacelles et pales à partir du printemps 2026. Les principaux composants sont fabriqués en France, notamment dans les usines du Havre et de Cherbourg, illustrant la volonté de l’État de renforcer la souveraineté industrielle de la filière.
En parallèle, les infrastructures terrestres se finalisent, notamment la base d’opérations dédiée à l’exploitation et à la maintenance du parc. Celui‑ci générera environ 60 emplois directs, majoritairement locaux, participant au dynamisme économique du territoire.
À plus long terme, la France ambitionne d’accélérer fortement le développement de l’éolien en mer, y compris via des parcs flottants, moins visibles depuis les côtes. L’objectif : sécuriser la production d’électricité décarbonée tout en créant, à l’échelle nationale, jusqu’à 30 000 emplois dans la filière.