Eolien en mer : l’AO10, un changement d’échelle qui ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises

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La France accélère dans l’éolien en mer. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) fixe un objectif de 15 GW en service en 2035 et 26 GW en 2040. Pour tenir cette trajectoire, l’appel d’offres AO10 prévoit l’attribution début 2027 d’environ 10 GW supplémentaires, répartis entre éolien posé et flottant. Onze projets sont concernés. 

Au-delà de l’enjeu énergétique, cette accélération représente un véritable défi industriel. Ports, fabrication de composants, fondations, câbles, logistique, ingénierie, maintenance ou cybersécurité : toute la chaîne de valeur est appelée à monter en puissance. Les gestionnaires portuaires prévoient ainsi près de 1 milliard d’euros d’investissements, tandis que cinq ports se partageront 258,5 M€ de subventions pour adapter leurs infrastructures à l’éolien flottant. 

L’AO10 intègre également des critères favorisant la provenance européenne des composants, la résilience des approvisionnements, le recours aux PME, l’insertion professionnelle et la réduction de l’empreinte carbone. 

Pour les entreprises, le moment est donc stratégique : identifier les marchés accessibles, se rapprocher des donneurs d’ordre, développer les compétences et anticiper les futurs besoins industriels.

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