L'Ademe décrypte la décarbonation du maritime dans leur newsletter.

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"Le transport maritime représente aujourd’hui environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. À l’échelle planétaire, c’est l’équivalent d’un grand pays industrialisé comme l’Allemagne ou le Japon. Problème : selon l’Organisation maritime internationale, si rien ne change, le transport maritime pourrait représenter jusqu’à 17 % des émissions mondiales en 2050. Alors, comment décarboner ce secteur stratégique pour l’économie mondiale ? Décryptage."

"Le pari des carburants alternatifs

À plus long terme, le secteur devra basculer vers des carburants de substitution : hydrogène, méthanol, ammoniac ou carburants de synthèse. Mais les obstacles sont nombreux.Le premier est économique. « Aujourd’hui, les carburants alternatifs coûtent environ quatre fois plus cher que le fioul utilisé par les navires » souligne Philippe Cauneau. Résultat : le transport maritime fonctionne encore largement au fioul lourd (HFO). Difficile, dans ces conditions, pour un armateur de répercuter une hausse du coût du carburant sur ses clients. Le deuxième obstacle est industriel. Le secteur consomme environ 230 millions de tonnes de carburant par an. « Nous n’avons pas aujourd’hui d’usines capables de produire des volumes équivalents en carburants alternatifs » indique Philippe Cauneau. Et ces solutions ne seront pas disponibles à grande échelle avant une dizaine d’années. Or, dix ans, c’est trop tard si l’on vise la neutralité carbone à horizon 2050."

 

Décarboner le maritime : une opportunité industrielle - ADEME Infos